LA PRESSE FRANÇAISE |
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| Le yoga a été souvent présenté comme une attitude mentale, une philosophie venue d’Orient, ou comme une suite d’exercices physiques barbares, bref, contre nature. Mais de quoi s’agit-il réellement ? | |||
| Dossier réalisé par Eva Ruchpaul | |||
Pour remédier au désastre de notre esprit occidental et de notre corps coincé, un seul recours s’offrirait à nous : la sagesse lointaine venue d’Orient, la lumière des sages, la purification, le renoncement... Parfois même ce panorama suspect se trouve assaisonné d’interdits alimentaires ou moraux et de diktats pseudo-hygiénistes. Où est le règne d’une mentalisation supérieure dans ces aphorismes archaïques ? Bref, pour l’Indien ancien (au-delà du Ve siècle avant J.–C.), qui a perfectionné toute une famille de stratégies, de manières de s’exercer, de s’employer. Il s’agit de faire avec ce qu’on a et là où on est. Pas de délires exotiques, ni de tourisme spirituel. Les données de base sont avant tout génétiques, un peu écologiques, et un brin culturelles. Pour ce faire, il existe un passage privilégié, un lieu magique, relié à notre psyché et à notre corps, l’échange respiratoire. L’indien ancien, (empirique, paraît-il) savait que le phénomène de la respiration pouvait agir intensément sur les neuromédiateurs cérébraux, influer sur les images mentales et modifier les fonctions internes (organes) aussi bien que l’aspect formel. Avant les découvertes de notre siècle, il employait la voie biochimique, avec tout le respect que sa culture porte à la nature. La clé du yoga ? Si l’on voulait faire simple, on dirait l’action de la respiration sur la conscience. Et sans perdre la clé, on pourra essayer de répondre à tous les questionnements, des plus naïfs, aux plus pervers, par exemple. |
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