LA PRESSE FRANÇAISE
     
     

Article paru dans
Santé Yoga n° 63
Juin 2006

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Santé Yoga n° 67
Novembre 2006

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Santé Yoga n° 69
Janvier 2007

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Santé Yoga n° 116
Avril 2011

Article paru dans
Esprit Yoga n° 4
Novembre-décembre 2011

Esprit Yoga n° 4

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Esprit Yoga n° 5
Janvier-Février 2012

 
 
 
Le yoga a été souvent présenté comme une attitude mentale, une philosophie venue d’Orient, ou comme une suite d’exercices physiques barbares, bref, contre nature. Mais de quoi s’agit-il réellement ?
 
Dossier réalisé par Eva Ruchpaul
       

Pour remédier au désastre de notre esprit occidental et de notre corps coincé, un seul recours s’offrirait à nous : la sagesse lointaine venue d’Orient, la lumière des sages, la purification, le renoncement... Parfois même ce panorama suspect se trouve assaisonné d’interdits alimentaires ou moraux et de diktats pseudo-hygiénistes.
Au secours ! N’y aurait-il pas une forme d’abus de confiance à mettre en évidence les divagations de quelques fanatiques ?
Il y a aussi, fort heureusement, dans la pensée indienne, les traces d’un large esprit de tolérance d’un riche bon sens. La purification s’y présente comme un complément possible de la vie normale, cette vie où le plaisir est le signe qu’on est sur la bonne voie.
Le texte ancien ne dit-il pas :
« Il n’y a pas de yoga sans bhoga », (bhoga, « bien aise », « plaisir »). Nous y trouvons aussi : « Le yoga est l’habileté dans les actes... »

Où est le règne d’une mentalisation supérieure dans ces aphorismes archaïques ? Bref, pour l’Indien ancien (au-delà du Ve siècle avant J.–C.), qui a perfectionné toute une famille de stratégies, de manières de s’exercer, de s’employer. Il s’agit de faire avec ce qu’on a et là où on est. Pas de délires exotiques, ni de tourisme spirituel. Les données de base sont avant tout génétiques, un peu écologiques, et un brin culturelles.
Pour le temps d’une vie, un arbre de cellules pétries d’intelligence, « notre animal » nous est confié : nous allons l’exercer pour l’aider à devenir. Nous l’aménageons, nous le rendons plus fréquentable.

Pour ce faire, il existe un passage privilégié, un lieu magique, relié à notre psyché et à notre corps, l’échange respiratoire. L’indien ancien, (empirique, paraît-il) savait que le phénomène de la respiration pouvait agir intensément sur les neuromédiateurs cérébraux, influer sur les images mentales et modifier les fonctions internes (organes) aussi bien que l’aspect formel. Avant les découvertes de notre siècle, il employait la voie biochimique, avec tout le respect que sa culture porte à la nature.

La clé du yoga ? Si l’on voulait faire simple, on dirait l’action de la respiration sur la conscience. Et sans perdre la clé, on pourra essayer de répondre à tous les questionnements, des plus naïfs, aux plus pervers, par exemple.

Extrait du journal : 94 - Réponses Santé - mars 2000